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Défenses et pare-battages : combien, où, comment les régler en location

Nombre, hauteur, nœud de fixation, formes spéciales, moment de les rentrer : tout ce qu’un locataire doit savoir des défenses — la meilleure assurance de sa caution.

Ce sont les objets les moins glamour du bord, et ceux qui sauvent le plus souvent la caution : les défenses — « pare-battages » dans les textes, « fenders » sur les pontons — encaissent à votre place chaque contact avec le quai ou le voisin. Un bateau de location en est toujours équipé ; encore faut-il les mettre au bon endroit, à la bonne hauteur, avec le bon nœud.

Combien, et où les placer ?

Sur un bateau de location de 8 à 13 mètres, comptez au minimum trois défenses par bord, concentrées là où la coque est la plus large — le maître-bau — puisque c’est là que le bateau touche en premier, plus une d’avance pour les cas particuliers. L’erreur classique du débutant est de tout miser sur l’étrave et le tableau arrière, qui ne touchent presque jamais le quai à l’amarrage en long. Avant la manœuvre d’arrivée, préparez les deux bords si vous ignorez le côté d’amarrage : redescendre une défense se fait en dix secondes, la déplacer pendant l’accostage jamais à temps.

La bonne hauteur : celle du quai, pas la vôtre

Contre un ponton flottant, la défense s’ajuste pour porter sur le liston et flotter juste au-dessus de l’eau. Contre un quai fixe en zone de marée, tout change : le bateau monte et descend le long du mur, et la défense doit protéger sur toute la course — c’est là que les modèles cylindriques verticaux, voire une planche de ragage glissée entre défenses et quai, prennent tout leur sens. À couple d’un autre bateau, réglez-les à la hauteur du liston du voisin ; notre guide accoster à couple détaille cette configuration, fréquente aussi dans les écluses.

Le nœud qui va bien — et le bon support

Le nœud de cabestan, ajustable d’une main, est le standard pour frapper une défense — complétez-le d’une demi-clé si elle doit rester la nuit. Fixez de préférence sur la filière basse ou, mieux, sur les bases de chandeliers et les taquets : un choc violent sur une défense frappée à la filière haute peut la déformer. Le tour de main s’apprend en deux minutes avec notre guide des nœuds essentiels.

Pourquoi « arriver doucement » reste la meilleure défense

L’énergie qu’une défense doit absorber croît avec le carré de la vitesse d’accostage : accoster deux fois plus vite, c’est demander quatre fois plus à la mousse et au PVC. Ce n’est pas une image : les ingénieurs portuaires dimensionnent leurs systèmes de défense sur des campagnes de mesure de vitesses d’accostage réelles, comme celle de Roubos, Groenewegen et Peters menée sur les grands navires du port de Rotterdam et publiée en 2016 dans Marine Structures (voir l’étude sur Google Scholar). La version plaisance tient en une phrase : ne jamais approcher plus vite que la vitesse à laquelle on accepte de toucher — le reste est dans notre guide de l’amarrage au port.

En mer, on les rentre — et à la restitution, on les compte

Naviguer défenses pendantes est le marqueur universel du débutant, et une défense arrachée par un clapot se facture. Rentrez-les dès la sortie du chenal, ressortez-les à l’approche. À la restitution, comptez-les : elles figurent dans l’inventaire, et une défense manquante s’impute sur la caution comme n’importe quel équipement — l’état des lieux photographié reste votre meilleure protection.

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