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Le certificat international de compétence (ICC) : à quoi sert-il en location de bateau ?

Qu'est-ce que l'ICC, pourquoi certains loueurs à l'étranger le réclament en complément du permis bateau français, et ce qu'il faut vérifier avant de partir en bareboat.

« Vous avez un ICC ? » La question surprend souvent un plaisancier français muni de son bon vieux permis bateau, prêt à embarquer en bareboat sur une base étrangère. L'International Certificate of Competence n'est pas une invention de la base de location : c'est un document réel, encadré, qui répond à une logique précise.

Un document né d'une résolution de l'ONU

L'ICC s'appuie sur la résolution n°40 de la Commission économique pour l'Europe des Nations unies (CEE-ONU), qui définit un modèle international de certificat attestant la compétence d'un plaisancier à conduire un bateau, reconnu par un grand nombre de pays européens. Il existe en deux volets : une partie « eaux maritimes » et une partie « eaux intérieures », cette dernière validée par un test de connaissance du CEVNI, le code de signalisation des voies navigables européennes.

Pourquoi un loueur étranger le demande

Le permis bateau français, avec ses options côtière et hauturière, n'est pas toujours familier des bases de location à l'étranger, notamment hors Union européenne ou sur des canaux intérieurs (Pays-Bas, Allemagne, Belgique). L'ICC offre alors un format standardisé, immédiatement reconnaissable, qui rassure l'opérateur sur le niveau réel du skipper — un peu comme un permis de conduire international rassure un loueur de voiture à l'étranger.

Ce que ça change pour un locataire français

En pratique, un permis bateau français reste accepté par l'immense majorité des bases méditerranéennes que compare Boat-Comparator, en Croatie comme en Grèce — notre guide sur le bareboat en Grèce et celui sur la réglementation croate détaillent les documents à présenter. L'ICC reste surtout utile en complément, sur demande explicite d'un opérateur, ou pour naviguer sur les canaux intérieurs de plusieurs pays voisins avec un bateau personnel.

Le bon réflexe avant de réserver

Avant toute réservation en bareboat, en particulier hors zone Méditerranée classique, mieux vaut demander explicitement à la base quels documents elle exige : permis bateau français seul, ICC, ou une attestation d'expérience de navigation. Une base sérieuse répond clairement à cette question avant la prise de caution, comme le rappelle notre guide sur la vérification du sérieux d'un loueur.

Ce que dit la recherche sur la formation des plaisanciers

Au-delà du papier lui-même, la logique qui sous-tend ces certificats — s'assurer d'un socle de compétences avant de confier un bateau — trouve un appui dans la recherche : une étude portant sur les interventions publiques et la réglementation de la navigation de plaisance aux États-Unis a mis en évidence un lien entre l'âge, l'expérience et la formation du barreur et la probabilité de blessures ou de décès lors d'un accident (Hsieh, J.C., A Study of Recreational Boating Public Interventions, Regulations and Accidents Utilizing Federal and State Data, thèse, Johns Hopkins University, 2020, voir l'étude sur Google Scholar).

Comparer avant de partir

Boat-Comparator interroge Boataround, SamBoat et Click&Boat en direct pour afficher les bateaux disponibles à vos dates, y compris à Split où le bareboat est particulièrement répandu — l'occasion de vérifier ces exigences documentaires avant de valider la réservation.

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